30 mars 2026
Douane canadienne

Le conflit au Moyen-Orient risque d’affaiblir la croissance du commerce mondial selon l’OMC

Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce mondial devrait ralentir en 2026 après avoir connu une croissance plus forte que prévu en 2025 en raison de l’intensification du commerce des produits nécessaires à l’IA. Les économistes de l’OMC mettent en garde contre le fait que le conflit en cours au Moyen-Orient pourrait encore réduire la croissance du commerce si les prix de l’énergie restaient élevés, et indiquent que l’approvisionnement alimentaire et le commerce des services seraient également mis sous pression du fait des perturbations concernant les voyages et le transport.

La dernière édition de la publication de l’OMC « Perspectives du commerce mondial et statistiques (en anglais) » présente un scénario de croissance de référence qui exclut les chocs des prix de l’énergie et qui prévoit un ralentissement de la croissance du commerce mondial des marchandises, laquelle tomberait de 4,6% en 2025 à 1,9% en 2026, alors que le commerce devrait revenir à la normale après une poussée des échanges de produits liés à l’IA et une anticipation des importations afin d’éviter de nouveaux droits de douane.

Le volume du commerce mondial des marchandises devrait ensuite augmenter de 2,6% en 2027. Toutefois, un scénario dans lequel les prix du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL) restent élevés tout au long de l’année 2026 ferait baisser de 0,3 point de pourcentage le PIB projeté pour 2026; cela entraînerait alors une baisse de 0,5 point de pourcentage des prévisions commerciales pour cette année, baisse qui pourrait atteindre 1,0 point de pourcentage pour les régions tributaires des importations d’énergie.

Cela signifierait que le volume des échanges de marchandises augmenterait d’à peine 1,4% dans le scénario de prix de l’énergie élevés.

Outre la situation concernant les combustibles, le blocage du détroit d’Ormuz a perturbé les approvisionnements en engrais, qui sont essentiels pour l’agriculture mondiale, étant donné qu’environ un tiers des exportations mondiales d’engrais passent normalement par cette voie navigable. Les principaux producteurs agricoles, comme l’Inde, la Thaïlande et le Brésil, dépendent du Golfe pour respectivement 40%, 70% et 35% de leurs importations d’urée. Les États du Golfe sont également face à un enjeu de sécurité alimentaire, leur dépendance à l’égard des importations étant de 75% en moyenne pour le riz et de plus de 90% pour le maïs, le soja et les huiles végétales – des produits de base dont les coûts seraient plus élevés s’ils passaient par d’autres itinéraires.

Source: OMC

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