L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a annoncé que le volume du commerce mondial des marchandises s’est stabilisé à un niveau élevé au troisième trimestre 2025, après une forte expansion au premier semestre, alimentée par des importations anticipées, une conjoncture macroéconomique favorable et une demande croissante de produits liés à l’intelligence artificielle.
Le commerce des marchandises, en volume, a progressé de 0,5 % par rapport au trimestre précédent et de 3,6 % sur un an au troisième trimestre 2025. À titre de comparaison, la valeur en dollars des échanges a augmenté de 7,5 % sur un an au cours de la même période, ce qui met en évidence un écart croissant entre la croissance nominale et la croissance réelle.
La croissance plus forte en valeur qu’en volume s’explique en partie par la dépréciation du dollar américain, qui a chuté de 1,9 % sur un an par rapport à un large panier de devises au troisième trimestre. La dépréciation du dollar tend à gonfler la valeur en dollars des flux commerciaux libellés en d’autres devises, comme par exemple les échanges intra-UE.
Au cours des neuf premiers mois de 2025, l’Asie a enregistré la plus forte croissance annuelle des volumes d’exportation (9,5 %), suivie de l’Afrique (6,1 %) et de l’Amérique du Sud, de l’Amérique centrale et des Caraïbes (5,7 %). Les exportations ont également progressé au Moyen-Orient (5,3 %) et en Amérique du Nord (2,3 %), mais ont légèrement reculé en Europe (-0,3 %) et modérément dans la Communauté des États indépendants (CEI), y compris certains États associés et anciens États membres (-1,7 %) (voir graphique 2).
Du côté des importations, la croissance la plus rapide a été observée en Amérique du Sud, en Amérique centrale et dans les Caraïbes (13,2 %) et en Afrique (12,7 %), soit plus du double du rythme enregistré au Moyen-Orient (6,2 %) et en Asie (6,0 %). Les importations nord-américaines ont progressé en moyenne de 5,4 %, tandis que l’Europe a enregistré une croissance plus modeste de 2,4 %. La CEI a affiché la plus faible performance en matière d’importations, avec une croissance de seulement 0,5 %.
Source: OMC


